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Ebook de la semaine : L'Archipel du chien

Cette semaine, découvrez L'Archipel du chien, le roman d'une tragédie contemporaine.

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Une humanité échouée

             

« Le dimanche qui suivit, différents signes annoncèrent que quelque chose allait se produire. […] Puis il y eut une odeur, presque imperceptible au début, à propos de laquelle on aurait pu se dire qu’on l’avait rêvée, ou qu’elle émanait des êtres, de leur peau, de leur bouche, de leurs vêtements ou de leurs intérieurs. Mais d’heure en heure l’odeur s’affirma. Elle s’installa d’une façon discrète, pour tout dire clandestine. »

Un matin à première vue comme les autres, un corps échoué est retrouvé sur ce que les habitants d’une petite île de l’archipel du Chien appellent, faute de mieux, « la plage ». Une découverte embarrassante pour les protagonistes de l’histoire, personnages anonymes désignés par leur seule fonction – le Maire, le Curé, l’Instituteur – au sein d’une micro société fermée, sclérosée. Des hommes dont l’apparence en dit long sur leur caractère, et qui vont révéler petit à petit la part la plus sombre de leur personnalité.

On décide de se débarrasser discrètement du corps, mais face à la réprobation de l’un des siens, la petite communauté ne tarde pas à désigner une victime expiatoire. C’est alors que se déchaînent dans une logique implacable, calomnie, soupçons, remords. Chacun a ses raisons – intérêt, lâcheté, méchanceté – de ne pas dénoncer la manœuvre initiée par un homme avec la complicité de tous.

Ce qui est à l’œuvre dans ce roman, c’est la violence qu’est souvent susceptible de revêtir la médiocrité. C’est à la fois extrêmement cruel et terriblement humain.

 

« Les morts allaient faire payer aux vivants leur indifférence »

            

Une île, qui n’existe pas. Des hommes, qui n’ont pas de nom. Comme pour mieux mettre en lumière une humanité qui perd les pédales quand le drame surgit. Au-delà de l’indifférence, il y a la faiblesse, si familière. Qu’il s’agisse d’incidents survenus au coin de la rue ou de drames à l’échelle internationale, voici que se révèle la part sombre qui ébranle les consciences en même temps que le volcan de l’île se réveille.

À travers un fait divers qui fait malheureusement écho à notre quotidien, Philippe Claudel livre une nouvelle réflexion sur ce qui fait basculer les hommes dans l’ignominie ordinaire. L’Archipel du chien n’est sans doute pas son roman le plus flamboyant, mais comme les précédents, il dit quelque chose de nos sociétés, de notre rapport à l’Autre, des compromissions susceptibles d’entacher les meilleures intentions.

 

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Ebook de la semaine : Oracle Tome 1 : Korrigans

Cette semaine, découvrez le premier tome de la saga Oracle, de Justine Morvan, une jeune aute

Cette semaine, découvrez le premier tome de la saga Oracle de Justine Morvan, une jeune auteure à suivre

« L'univers des légendes celtiques passé au shaker de l’urban fantasy »

             

Protéger le monde de l’apocalypse n’est pas une mince affaire, et l’organisation secrète O.R.A.C.L.E (Organisation de Régulation des Accidents, Conflits et Litiges inter Espèces) en sait quelque chose. Dévoués à la sauvegarde du statu quo entre le surnaturel et le commun depuis la nuit des temps, ses agents jouent des pieds et des mains pour empêcher les différentes races présentes sur Terre de s’entre-déchirer. Discrétion, efficacité, pragmatisme : tels sont ses mots d’ordre.

Celle qui les incarne le mieux est Youna, semi-elfe et officier autoritaire de la zone Celte. Prête à tout pour remplir ses fonctions, elle dirige d’une main de fer une unité d’intervention composée d’agents hauts en couleur : Talmad, faune aux prothèses bioniques, Netun, Korrigan affligé d’un trouble anxieux pathologique et Eliaz, jeune informaticien doté de pouvoirs psychiques.

Lorsque Youna et son équipe sont chargés d’enquêter sur une sordide série de meurtres au cœur de la zone Celte, ils ne savent pas encore que ces crimes ne sont que le début d’un véritable jeu de massacre. Une folie contagieuse, dont les racines s’enfoncent loin dans l’obscurité…

 

Les elfes aussi ont droit aux iFaunes

            

« Z’êtes sûrs qu’vous avez appelé la bonne équipe ? Parce qu’on a pas la réputation d’êt’ des danseuses étoiles, si vous voyiez c’que j’veux dire. »

Là où la fantasy nous sert en général des personnages principaux nobles et déférents, au pire peut-être un peu courts en termes de politesse, Justine Morvan nous flanque une tripotée de protagonistes prodigieusement impertinents qui nous régalent de leur culot. Les répliques de Netun et Youna sont croustillantes à souhait et le style narratif de l’auteure tout aussi acéré.

Tout ce beau monde évolue dans notre pays, nos villes, notre époque : notre quotidien. « Dans la grande famille que représentait la Vie, les humains n’étaient rien de moins que les cousins demeurés dont tout le monde se serait bien passé. » Certes, nous passons pour de francs abrutis, mais nous existons. Comme dans Harry Potter, l’histoire pourrait se passer dans la vie réelle. Mais ici, korrigans, faunes, elfes et autres bestiaux ont accès à la technologie. Un sms, c’est plus rapide qu’un hibou, Madame Rowling. La population surnaturelle vit effectivement en marge de la société humaine, mais pas en marge de son temps. Un heureux changement qui permet d’inclure des mages de la technologie qui pénètrent dans vos imprimantes mal protégées ou créent des arachnides de combat à partir de déchets technologiques. L’araignée géante d’Hagrid a un rival 2.0.

 

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